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 Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988

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nico
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World Where You Live : Lorient
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MessageSujet: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   Ven 19 Sep 2008 - 4:05

Citation :
ROCK
Article paru dans l'édition du 15.12.88


Photo:Prefab Sprout : From Langley Park to Memphis.)
COMMENT a-t-on pu essayer de nous faire croire que 1988 serait l'année de l'introduction en France d'un genre musical nouveau, la house music ? Plus de cinq ans après la naissance de cette ineptie électronique à Chicago, un an après son transfert réussi par les éditeurs de musique en Grande-Bretagne, l'Hexagone aurait dû, une nouvelle fois, s'accrocher à la remorque des marchands anglo-saxons. Cela n'a pas marché, et c'est tant mieux. Même s'il faudra rester vigilant au début de 1989. En attendant, il faut écouter à loisir quelques-uns des enregistrements qui ont fait de 1988 une excellente année discographique, ces vingt et un disques compacts que l'honnête mélomane se doit de posséder ou d'offrir.
Puisqu'il fut question de house music, arrêtons-nous sur trois groupes qui ont en commun de porter le nom "House" sans pour autant avoir succombé aux maléfices du genre. Hothouse Flowers, pour une couleur qui balance entre le rock et le rythm and blues, tout en énergie servie par un son qu'on pourrait croire " live ". L'album s'appelle People (FFRR Records/WEA) et se signalisera à l'attention des dévots de Joe Cocker et de Bruce Springsteen. Héritiers de la new wave anglaise, House of Love (Virgin). New wave, certes, mais superbement inspirée, enrichie par une certaine mélancolie, attitude partagée de nos jours dans une Angleterre qui n'en finit pas de subir les " programmes Thatcher ". Crowded House enfin, avec Temple of Low Men (Capitol Records/EMI) : un album pop archi-classique, entre Beatles et Kinks, flash-back donc mais sans nostalgie.
L'un des plus beaux disque de l'année : From Langley Park to Memphis, signé Prefab Sprout (Kitchenware Records/CBS). 45 minutes et 31 secondes de pop-rock cool et aéré, d'influences latino venues flirter avec une new wave revisitée. Très frais ! New wave encore _ le genre à la peau plus dure que certains ne le pensaient _ avec That Petrol Emotion et End of the Millenium Psychosis Blues (Virgin). Eclectique et électrique : un volume de rock, un zeste de funk, et douze morceaux qui sont autant de miniatures parfaitement maitrisées pour un album _ vraiment _ original. Touche funky également du côté de West and Bird, ex-Comateens, qui publient un album à leur nom (Virgin). Ce qui se fait de mieux aujourd'hui dans la pop électronique.
Traversons la Manche et retrouvons la France. Son groupe-phare d'abord, Rita Mitsouko, avec Marc & Robert (Virgin). Fred Chichin, Catherine Ringer et du beau monde tout autour : son revisité par Tony Visconti et Jesse Johnson, producteur de David Bowie et guitariste de Prince. Onze morcaux grincés, hurlés, vociférés pour un album prêt à l'export. Et, en kit, un hit : Hip Kit. Après ce coup de projecteur obligé, détour sur les marges du rock français. Pour y découvrir le groupe qui a enflammé le public rennais lors des dernières Transmusicales : Mano Negra et son album Patchanka (Boucherie Production Musidisc). Un rock à l'énergie, néo-punk sur les bords, sans ostentation, et une réjouissante influence festive empruntée à l'Amérique latine. Très bien. Pour y entendre aussi Gamine et Voilà les anges (Barclay), son cold wave pastiché, avec succès, de l'anglais en guise d'hommage évident à Lloyd Cole et Joy Division. Une voix, celle de Paul Visconti, à suivre de près. Fin de la séquence _ trop brève _ française.
Petit tour du côté des femmes, qui s'y sont mises à trois pour célébrer le retour du folk, chacune à sa façon. Trois voix, trois guitares acoustiques, de la plus aseptisée à la plus pure. Tracy Chapman, une des plus grosses ventes de l'année _ monde entier _ pour un disque noir comme sa peau (WEA) ; Melissa Etheridge (BMG), accueillie à Paris par cent rockers éberlués en première partie de Los Lobos à la Cigale, au printemps dernier, et qui, depuis, ne cesse d'élargir son public : le rock bouseux des grandes plaines américaines, le blues colérique de l'ennui middle-west ; Michelle Shocked, enfin, la sublime femme en colère venue d'Austin (Texas) par Amsterdam et Londres, une colère noire comme l'enfer, une silhouette longue comme un rêve d'été : Short, Sharp, Shocked (Phonogram).
Puisque l'hiver est arrivé, profitons des tarifs basse saison et survolons l'Atlantique, direction Minneapolis. Comme l'an passé, un disque qu'on ne peut pas ne pas signaler, acheter, écouter, même si les professionnels sont restés dubitatifs avant de se battre, comme nous, pour obtenir les meilleures places à Bercy : Lovesexy, de Prince (WEA). Le seul qui puisse se payer le luxe, en inventant et réinventant sans cesse le plus beau, le plus riche, le meilleur funk, de réhabiliter le psychédélisme, dans le vêtement comme dans la musique. Lovesexy funky, poppy, rocky, définitivement moderne. Après le maitre, l'élève. Brillant. L'album qui a peut-être le meilleur son de 1988 : Every Shade of Love (A & M Records/Polydor), sous la signature de Jesse Johnson, guitariste du susnommé : du funk donc, un son Prince évidemment, mais aussi la voix singulière d'un jeune homme qui a beaucoup à dire (I'm the One). Toute l'Amérique enfin, naive, touchante, familiale, noire, celle qui vit et bat au tempo du rythm and blues, pur et émouvant : l'album s'appelle Conscience, et la famille Womack & Womack (Island Records/BMG).
Et puis il y a deux voix d'hommes, belles, chaudes, vibrantes, aux possibilités harmoniques immenses. Le premier est Momus, avec Tender Pervert (Creation Records/Virgin), dédié au dramaturge anglais Joe Orton (cf. le film de Stephen Frears, Prick up Your Ears), pour le timbre, l'humour et les souvenirs du chanteur Dean Klewatt. Entre innocence feinte et délicieuse perversité. Le second est Marc Almond, avec The Stars We Are (Some Bizarre/EMI), l'album le plus pop, le plus baroque de l'année, et le chanteur anglais le plus francophile du moment, le plus respectueux de ses racines et de l'histoire du rock aussi. Pour preuve. ce duo magnifique avec la grande disparue de l'année, Nico, qui, par le biais de Your Kisses Burn, nous envoie d'en dessous un peu du velours de sa voix.
L'année 1988 apporte la preuve que la maturité sied au rock. Du Canada, retour de Leonard Cohen avec I'm Your Man (CBS), qui s'en est allé tâter en studio des joies de l'électronique moderne. Il réussit à convaincre que ce sont les autres qui l'imitent, depuis toujours, que c'est lui qui a inventé, outre une poésie parfois amusée et aujourd'hui intacte, les syncopes des synthétiseurs. De l'ouest des Etats-Unis, la réunion d'un groupe patrimonial, Crosby, Stills, Nash and Young, pour un album qui, même s'il a un titre nostalgique, American Dream (Atlantic Records/WEA), n'en sonne pas moins, comme au bon vieux temps, son country-rock à l'enseigne baba.
Ce tableau d'anciens ne serait pas complet sans l'album Talk Is Cheap du guitariste des Rolling Stones, Keith Richards (Virgin). Même s'il est désolé de n'avoir pu reconstituer le groupe mythique, son disque est bon, servi par une bande d'amis réunis autour du batteur Steve Jordan que Keith Richards a rencontré sur le film de Chuck Berry, Hail Hail Rock'n' roll. De rock, il est ici fortement question. Pour terminer cette séquence nostalgique, célébrons la sortie d'un album surprise qui fait à lui seul la synthèse du travail, du talent, de la prééminence des grands anciens : The Travelling Wilburys Volume One (Wilbury Records/WEA), par un groupe inconnu jusqu'alors, qui réunit quelques-uns des plus grands noms de l'histoire du rock : Roy Orbison, le pionnier qui est mort la semaine passée, George Harrisson, guitariste des Beatles, Tom Petty, Jeff Lynn et Bob Dylan. A vous de les reconnaitre. Ce n'est pas difficile : cet étrange rassemblement est absolument cohérent, réjouissant, _ bref, épatant.
SCHMITT OLIVIER


Dernière édition par nico le Ven 19 Sep 2008 - 18:02, édité 1 fois
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zoubibi
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MessageSujet: Re: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   Ven 19 Sep 2008 - 15:09

Je me trompe ou tu viens de t'abonner à la version en ligne du Monde (6€ par mois, même moi je me le permet Wink).
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nico
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MessageSujet: Re: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   Ven 19 Sep 2008 - 17:05

Je pensais que ça se verrait pas. Laughing En fait , j'ai décidé de tester et j'ai vu après que leurs archives remontaient assez loin ( 1987 ) , donc j'ai fouiné un peu et exhumé quelques trucs intéressants à mettre ici. Wink
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zoubibi
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MessageSujet: Re: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   Ven 19 Sep 2008 - 19:12

T'as pas tort, ça fait un an que je suis abonnée pour mes études et j'ai jamais pensé à chercher ça. Embarassed
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Hiva Oa
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MessageSujet: Re: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   Sam 20 Sep 2008 - 8:44

Tout cela ne nous rajeunis pas bigsmurf
D'un autre coté, c'est marrant de voir que j'ai en ma possession une partie des disques mentionnées !
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MessageSujet: Re: Article du Monde : la musique Pop-Rock en 1988   

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