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 Live Nation et l'avenir des festivals de musique

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nico
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World Where You Live : Lorient
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MessageSujet: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 27 Avr 2008 - 2:49

Suite à l'annonce de la quasi-totalité de l'affiche des Vieilles Charrues 2008 , Le Télégramme de Brest a fait le point sur l'évolution de l'organisation des festivals en France , et des difficultés nouvelles qui apparaissent ... pas simple de résister. Les articles sont en ligne là : http://www.letelegramme.com/gratuit/dossiers/vieilles_charrues_2008/live-nation-le-glouton-de-la-musique-20080426-2954268_1306287.php mais c'est plus clair comme ça :


Citation :
Live Nation. Le glouton de la musique
Le disque est en crise, mais les concerts des stars génèrent toujours d’énormes profits. D’où l’appétit grandissant de la société américaine Live Nation pour les festivals rock, niches financières par excellence. L’hégémonie US guette-t-elle l’Europe ? En France, Live Nation pose des jalons...
La légende du rock veut qu’une nuit, le bluesman Robert Johnson vendit son âme au diable en échange d’une dextérité sans pareil pour jouer les douze mesures du blues. Largué, le pauvre Lucifer ! Détrôné par Live Nation, une compagnie américaine bien plus maligne que lui. En quelques années, cette société californienne, née en 2005 à partir d’actifs du géant d’affichage publicitaire Clear Channel Communications, a débauché, contre une pluie de dollars, quelques poids lourds de la planète rock.
120 millions de dollars pour U2
Madonna a donné l’exemple en octobre 2007, en cédant, pour dix ans, l’intégralité de ses droits pour 120 millions de dollars. Les hommes d’affaires de U2 ont abandonné ce qui leur restait d’âme en empochant 120 millions de dollars contre la cession de l’intégralité de leur activité hors disques pendant douze ans. Le rappeur américain Jay Z, chef de file du label Def Jam (Universal), serait sur le point d’empocher 150 millions de dollars (dont 25 millions « cash ») contre son ralliement.
Têtes de pont en Europe
L’accord avec le rappeur couvrirait - outre son catalogue, les produits dérivés, le sponsoring, etc - l’organisation des tournées et les ventes des billets de concerts. Ce dernier aspect est le cœur de métier de Live Nation : l’an passé, elle a assuré l’organisation de 33.000 concerts de par le monde. Elle possède ou gère la billetterie de quelque 117 lieux de spectacles, dont l’Appollo Theatre de New York, le Fillmore de San Francisco et la Wembley Arena de Londres. Elle produit les tournées de Coldplay et de Police... Son expansionnisme ne semble pas avoir de limites. Live Nation avait, jusqu’ici, quelques têtes de pont européennes grâce aux tournées des stars et à trois festivals belges géants, Rock Werchter, TW Classic et I love techno. Mais en décembre dernier, elle a acquis Gamerco, le plus grand organisateur de spectacles espagnol (250 shows par an). En janvier, elle réapparaît en France, rachetant la société Jackie Lombard Productions, qui organise les concerts de Madonna, des Rolling Stones et de Depeche Mode dans l’Hexagone...
Le partenariat d’Arras
Les tourneurs et des organisateurs de spectacles indépendants avaient déjà des sueurs froides. Les patrons de festivals les ont rejoints, depuis qu’ils ont eu connaissance du cas de figure d’Arras : Le Main Square Festival s’enorgueillit de présenter cet été Radiohead (date unique en France), Mika et les Chemical Brothers notamment. Pour concocter ce plateau (de 45 à 57 € la journée, 135 € le pass trois jours), l’organisatrice, France Leduc, a signé un partenariat avec Herman Schueremans... fondateur du Werchter festival en Belgique et pilier de Live Nation Europe, antenne européenne de la société américaine. Ce « new deal » annonce-t-il l’entrée du loup dans la bergerie ? Et, dans son sillage, une surenchère des cachets des artistes et la possible asphyxie de nombreux festivals au fonctionnement associatif. Herman Schueremans déclarait récemment : « Le marché français a encore du potentiel, c’est un marché sous-développé ».
Thierry Charpentier. 26/04/2008. Le Télégramme .


Citation :
« Au public de ne plus être simple consommateur »
Jean Philippe Quignon, président des Vieilles Charrues, regarde la menace « avec beaucoup d’attention ».
Il poursuit : « Il serait naïf de dire qu’il n’y a pas péril. Le spectacle rentre dans une phase d’ultralibéralisme débridé. Live Nation, c’est la "World Company" qui aspire à dominer le spectacle dans toutes ses composantes. Elle a un moteur imparable : l’argent. Elle cannibalise toutes les têtes d’affiche anglo-saxonnes. Elle met de tels cachets sur la table que personne ne peut renchérir. Il serait même suicidaire de le faire ».
« Nos valeurs, ce n’est pas aligner les têtes d’affiche »
« Nous sommes un festival associatif, sans subventions, qui travaille avec des bénévoles et qui redistribue une partie des recettes aux associations pour qu’elles mènent leur propre projet. Nous ne sommes pas dans une optique business. Notre différence, nos valeurs, c’est de promouvoir des artistes en développement, des talents régionaux, les Arts de la rue... Et non aligner des têtes d’affiche de la scène internationale à des prix prohibitifs. Notre volonté reste identique : mettre en place un festival populaire avec un prix de billet accessible. Comment une famille peut-elle assister à des concerts quand les tarifs dépassent les 70 € ? », insiste-t-il. « À un moment, ça va être au public de ne plus être simple consommateur, de se dire : "J’ai envie de soutenir des festivals qui donnent du sens à leur action". Je peux passer pour un doux rêveur mais, pour moi, des gens réfléchissent encore dans ce sens-là », conclut Jean Philippe Quignon.
26/04/2008 Le Télégramme


Citation :
« Les festivals doivent avoir une âme et la défendre »Comment résister au rouleau compresseur Live Nation ? En cultivant sa différence, se rejoignent plusieurs professionnels du spectacle.
Gérard Pont, patron des Francofolies. « Je suis certes privilégié, avec mon créneau chanson française, mais je ne suis pas pessimiste de nature. Le monde évolue. Soit on pleure et on meurt, soit on s’adapte. Le monde de Live Nation existe aux États-Unis et n’empêche pas la création. Le Printemps de Bourges a fait un carton cette année, sans méga têtes d’affiche. Mais il y avait l’accueil, la qualité. Les Vieilles Charrues, par exemple, ont d’autres côtés à défendre. Ce festival, c’est beaucoup plus que sa programmation. Il est porté par une raison d’être. Le Bout du Monde, à Crozon, a une spécificité, un lieu, qu’il doit défendre. Les Transmusicales font des choses remarquables avec des artistes inconnus. Les festivals doivent avoir une âme et la défendre. Ce n’est pas parce que le business s’y intéresse qu’ils sont condamnés ».

Un membre de la société Corida (manager de Manu Chao, promoteur des tournées de Texas, Mark Knopfler, Ben Harper, Justice...). « Je n’aime pas, je ne défends pas les procédés de Live Nation, pour qui la musique devient un produit de consommation banal, y compris la scène, dernier endroit où l’artiste existe vraiment. Du produit « scène », Live Nation tire une dizaine de dérivés et fait des marges énormes. La musique devient une commodité, un produit de grande consommation qui n’a plus rien à voir avec le talent, la créativité. Le billet de concert devient accessoire. Ça va malheureusement dans la mauvaise direction, comme le monde. C’est le reflet de la société. C’est la globalisation, le profit coûte que coûte. Voilà, on y est. Mais les artistes ne sont pas les plus à même de critiquer Live Nation. On connaît leur versatilité ».

Jacques Abalain, patron de Diogène Productions. « Avec Live Nation, le souci n’est pas tant que les artistes signent des exclusivités mais qu’elle soit propriétaire d’un réseau de salles. Elle peut contrôler totalement le marché. En France, nous sommes encore un peu protégés car les collectivités sont propriétaires des lieux de spectacles. Mais le système français, avec l’argent public, a aussi ces excès. Les politiques, avec leurs subventions, transforment parfois les directeurs de festivals en potentats qui sont les seuls décideurs ».

Jacques Guérin, patron du festival du Bout du Monde ( Crozon , Finistère ). « Live Nation, c’est préoccupant. Mais monter des festivals clé en main avec des exclusivités d’artistes, ce n’est pas comme ça qu’on conçoit les projets en Bretagne. Un festival, c’est une entité, avec des bénévoles, une équipe, un projet sur un territoire. Ce n’est pas un supermarché ».
26/04/2008. Le Télégramme.


Dernière édition par nico le Lun 5 Mai 2008 - 23:56, édité 1 fois
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Hiva Oa
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 27 Avr 2008 - 10:36

Article très intéressant Nico.

D'ailleurs, je suis allé faire un tour sur le site de Live Nation. Pour la France, que du gros : Police, Alanis Morisette, Bod Dylan, .....
Par contre aux US, c'est effectivement plus développé et on retrouve les dates de tournée d'un groupe bien connu ici.
http://www.livenation.com/search/intermediateSearch/searchstring/crowded%20house/

rambo
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Vincent (kill-eye)
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 27 Avr 2008 - 12:50

C'est un sujet très intéressant Nico Wink

Pour les artistes, c'est clair que financièrement, il est plus intéressant de faire une tournée de festivals que de sortir un nouvel album. En plus du fameux cachet, il y a beaucoup moins de matos à trinqueballer. Pas de scène à monter.... C'est donc particulièrement juteux.

D'un autre côté, la folie des cachets, ce n'est pas nouveau. Tu veux inviter une "vedette" pourrie dans le festival de ta ville. Ce n'est pas donné ! Notre plus grand chanteur national à Taratata ? C'est 750 000 euros ! C'est un peu comme le salaire des footballeurs...

Pour ma part, je pense que c'est important d'avoir dans une région un large éventail d'évènements musicaux : du plus petit au plus grand. Si dans le Nord-Pas-de-Calais, on ne parle que du Main Square, en effet, c'est risqué. Si les gens sont déçus par des petits noms sur des petites affiches, comme ce fut le cas pour un autre festival arrageois cette année, alors c'est bien dommage. En revanche, c'est intéressant si ce gros festival influe sur la culture musicale en créant des vocations locales ou en attirant des acteurs "économiques" comme les labels ou des radios.
C'est un peu l'exemple de la Belgique qui pourrait s'adapter à une région française. Le moindre café deviendrait à terme une salle de spectacles. C'est aussi le cas de l'Irlande.

Cela dit, il reste des solutions de rechange pour les organisateurs de festivals : la nouvelle scène Myspace, Facebook, youtube & co. Il y a des milliers de talents qui ne demandent qu'à éclore. Là où les gros noms préfèrent assurer leurs arrières, voici une jolie alternative. Reste à savoir si le public suivra...

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nico
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 27 Avr 2008 - 13:10

C'est aussi le cas en Bretagne où la densité musicale , dans tous les styles ( trad , rock , électro , classique , jazz ... ) est assez incroyable ( 2è productrice derrière l'île de france ) sans compter les nombreux festivals en tout genre qui sont tenus par des associations et font vivre autour , avec des retombées économiques et sociales. Et la région est idéale pour les groupes qui se lancent en raison du nombre de salles et de café-concerts.
Pour revenir au sujet principal , l'attitude des groupes est aussi importante mais peuvent-ils résister aux gros chèques de Live nation ? Une société qui contrôlerait tout de A à Z , de l'album au concert et même les salles , ça craint un peu même si on en est pas encore là.
J'avais pas eu idée de chercher pour CH Wink , mais ça fait 9 concerts sur 12 aux US dans des salles Live Nation. Et aussi Werchter en Belgique , non ? Qu'ils soient passés à La Maroquinerie prouve bien qu'ils ne sont pas dans ce système , mais aux USA , ça semble impossible ou presque d'y échapper.
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zoubibi
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Lun 28 Avr 2008 - 0:33

Il y a un moi ou deux j'avais tenté de faire un reportage là dessus. Peu de gens osent parler librement ("on a trop besoin d'eux") et Live Nation était aux abonnés absents.

Werchter est piloté par Live Nation, pas mal des gros concert de FN aussi, je doute que le concert d'octobre n'en faisait pas partie.

Pendant mon stage chez 21 c'était la référence pour l'agenda des concerts et pour moi ça pouvait poser des problèmes. Mais le partenariat est trop important que pour imaginer autre chose. Puis il reste le Spirit.

Les concerts qui coûtent de plus en plus cher ça vient surtout de là... on est plusieurs à espérer que les gens n'achètent plus les billets pour que tout se casse la gueule. Exemple Bon Jovi au stade Roi Baudouin, les place en golden circle sont à 100€. Résultat 14 000 places de vendues sur les 55 000 et avec ça, ils sont rentré dans leur frais. Et ça je crois que ce n'est même pas LN.

Franchement l'industrie sent de plus en plus mauvais. LN a un quasi monopole et en abuse constamment en Belgique. Les ventes de disque ont bons dos aussi alors que le téléchargement légal fait des miracles.

Par contre pour les artistes c'est impeccable, ils ne s'occupent plus de rien. On les entre dans une base de donnée avec un chiffre (celui des spectateurs potentiels lors de leur passage) et c'est fait. Même des plus petits groupes en profitent. Mais ça sclérose quand même une bonne partie du milieu et je déteste ça. Mais aujourd'hui difficile de s'en passer.

Selon l'une de mes sources de l'époque Clear Channel a changé son nom en Live Nation parce qu'ils avaient trop mauvaise presse. Si c'est le cas je me demande combien de temps ça prendra à Live Nation.
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Vincent (kill-eye)
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Jeu 1 Mai 2008 - 12:13

C'est vraiment dommage zoubibi. Si 21 en plus n'essaie pas de conserver sa liberté, alors où allons-nous ?

Ce monopole est un vrai problème. Si tout devient prévisible en termes de programmation et de cachets, alors il y a du souci à se faire. Les tourneurs se substituent progressivement aux compagnies de disques. Ce sont eux pratiquement les décideurs. Ce sont eux qui font vivre les artistes. Donc, attention.

Je parie que certains groupes ne savent même pas dans quelle ville ils jouent, voire dans quel pays. Tout est organisé, les publics se ressemblent. Vous n'êtes qu'un numéro de billet...

Nous espérons tous avoir tort.

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zoubibi
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Ven 2 Mai 2008 - 12:03

Vincent (kill-eye) a écrit:
C'est vraiment dommage zoubibi. Si 21 en plus n'essaie pas de conserver sa liberté, alors où allons-nous ?

Une boîte comme 21 n'a quasiment aucune indépendance.
Ca marche par partenariat. Que ce soit Live Nation ou EMI. C'est ce qui permet des beaux concours et des offres variées.
Même les petites salles ont affaire à eux.

Vincent (kill-eye) a écrit:
Ce monopole est un vrai problème. Si tout devient prévisible en termes de programmation et de cachets, alors il y a du souci à se faire. Les tourneurs se substituent progressivement aux compagnies de disques. Ce sont eux pratiquement les décideurs. Ce sont eux qui font vivre les artistes. Donc, attention.

C'est exactement ça. Les disques ne se vendent plus, donc on gagne sa croute sur les concerts.
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Vincent (kill-eye)
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 4 Mai 2008 - 1:12

Zoubibi, en même temps, ne penses-tu pas qu'il y a un public ou un marché à prendre pour une radio qui se démarquerait du lot en refusant ce type de partenariat. Ou risque-t-elle de subir des pressions et finalement rentrer sagement dans le rang ? Par exemple, est-ce qu'une radio belge peut diffuser un artiste non signé ?

Cette prise de risque nous manque cruellement sur les ondes ou les affiches des festivals. On préfère sortir l'artillerie lourde en ne programmant que les gros. On joue la sécurité. Au final, tous les 2-3 ans, on retrouve les mêmes groupes sur les mêmes scènes.

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nico
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 4 Mai 2008 - 21:24

Vincent (kill-eye) a écrit:
Zoubibi, en même temps, ne penses-tu pas qu'il y a un public ou un marché à prendre pour une radio qui se démarquerait du lot en refusant ce type de partenariat. Ou risque-t-elle de subir des pressions et finalement rentrer sagement dans le rang ?

Les interdépendances entre les différents acteurs doivent être trop fortes pour laisser la place à une totale liberté de programmation , même si pas mal de monde réclame une radio de ce genre. A moins que ce soit comme pour Arte , tout le monde dit que c'est bien et personne regarde ...

Zoubibi a écrit:
Vincent (kill-eye) a écrit:
Citation :
Ce monopole est un vrai problème. Si tout devient prévisible en termes de programmation et de cachets, alors il y a du souci à se faire. Les tourneurs se substituent progressivement aux compagnies de disques. Ce sont eux pratiquement les décideurs. Ce sont eux qui font vivre les artistes. Donc, attention.

C'est exactement ça. Les disques ne se vendent plus, donc on gagne sa croute sur les concerts.

Je voudrais bien connaître l'évolution des bénéfices sur les concerts par rapport à leur coût depuis que le marché du disque a commencé à plonger , et à quel point ça compense vraiment la baisse des ventes.
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zoubibi
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   Dim 4 Mai 2008 - 22:59

nico a écrit:
Vincent (kill-eye) a écrit:
Zoubibi, en même temps, ne penses-tu pas qu'il y a un public ou un marché à prendre pour une radio qui se démarquerait du lot en refusant ce type de partenariat. Ou risque-t-elle de subir des pressions et finalement rentrer sagement dans le rang ?

Les interdépendances entre les différents acteurs doivent être trop fortes pour laisser la place à une totale liberté de programmation , même si pas mal de monde réclame une radio de ce genre. A moins que ce soit comme pour Arte , tout le monde dit que c'est bien et personne regarde ...

Je n'ai pas poussé les recherches au point de pouvoir répondre de manière très précise, mais d'après ce que je sais, les maisons de disque ont effectivement une emprise trop grande. Passer un artiste non signé est tout à fait possible (exemple les concours pure demo de pure fm ou la dernière action Murphy de 21), mais les autres artistes prennent trop de place (because soussous) pour le permettre sur une base régulière.


nico a écrit:
Zoubibi a écrit:
Vincent (kill-eye) a écrit:
Citation :
Ce monopole est un vrai problème. Si tout devient prévisible en termes de programmation et de cachets, alors il y a du souci à se faire. Les tourneurs se substituent progressivement aux compagnies de disques. Ce sont eux pratiquement les décideurs. Ce sont eux qui font vivre les artistes. Donc, attention.

C'est exactement ça. Les disques ne se vendent plus, donc on gagne sa croute sur les concerts.

Je voudrais bien connaître l'évolution des bénéfices sur les concerts par rapport à leur coût depuis que le marché du disque a commencé à plonger , et à quel point ça compense vraiment la baisse des ventes.

Pareil, mais je n'ai pas les chiffres exacts.
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MessageSujet: Re: Live Nation et l'avenir des festivals de musique   

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